Presse

Entre tradition et modernité, entre simplicité et luxe, entre le quotidien et l'exceptionel, nos artisans, vous en conviendrez, ont vraiment du talent. Frédéric Blatière, de Codognan, est de ceux là. Ce menuisier ébéniste met un même soin, une même créativité dans ses meubles utilitaires que dans des pièces aussi rares, aussi abouties que ce très beau secrétaire à cylindre.

Fluidité des lignes, douces rondeurs des formes, fine marqueterie, petit meuble discretement paré de bronze, l'art de Frédéric Blatière s'inscrit dans la lignée des maîtres ébénistes des XVIIIème et XIXème siècles. L'imaginaire contemporain en prime.

Pièce unique, ce secrétaire à cylindre a demandé quelques 500 heures de travail. Ce meuble, estampillé Frédéric Blatière, et qui mari sa double passion du bois et de la musique représentera le Languedoc-Roussillon à la finale des métiers d'art, en mars prochain, à Paris.

— Journal régional de France 3, édition de décembre 2000

Agrandir l'image

C'est le mélange de deux passions. Celle du meuble et de la musique. Ébéniste et menuisier, Frédéric Blatière a confectionné un bureau qui regroupe ces deux thèmes. Sur une note parfaite. "J'aime la musique, mais je suis meilleur dans le meuble, sourit l'artisan. Il m'a fallu plus de 350h de boulot pour le fabriquer. C'est une pièce parfaitement aboutie, un modèle unique."

Une pièce de collection qui lui sert aujourd'hui de vitrine pour attirer des clients vers le meuble de qualité. "Ce bureau permet de montrer tout le reste".

Le reste, ce sont des portes, des tables, des cuisines, des salles de bain... "J'essaie de toucher un public très large." Il n'hésite pas à faire dans le sur-mesure pour répondre à toutes les attentes. "En fait, je fabrique essentiellement sur commande. L'idée c'est de trouver un projet avec mes clients, de réaliser des meubles en fonction de leurs désirs."

Le gardois n'oublie pas le contexte que traverse son secteur. Avec le meuble de qualité qui n'entre pas vraiment dans les tendances actuelles. Lui qui participe à sa première foire internationnale à Montpellier ajoute : "Le marché est plombé. Les gens ont un peu perdu cette culture. Ils s'orientent vers de l'éphémère, du peu cher façon Ikéa..."

Dommage pour "le travail bien fait et qui dure longtemps".

— Midi Libre, édition du 18 octobre 2009

Agrandir l'image

En se présentant au prix SEMA 2000 financé par la région, Frédéric Blatière, menuisier ébéniste à Codognan (Gard) avait une double motivation. "Faire quelque chose pour la profession", en démontrant que la logique commerciale n'est pas antinomique de celle du créateur, et à l'inverse que la créativité se magnifie en s'appuyant sur une parfaite maîtrise technique. Et puis aussi prouver "qu'un simple artisan de village peut faire du beau".

Le "simple artisan" sort tout de même de l'école Boulle. Après avoir travaillé une dizaine d'années dans des entreprises locales, Frédéric Blatière s'installe à son compte en juillet 2000, profitant par la suite de l'Aide régionale à l'installation des entreprises artisanales, commerciales, et de services.

Dans une profession sans cesse tenue de s'adapter aux contraintes du marché, il est bon, de temps à autres, de prendre du recul "en revenant aux valeurs premières du métier : la création d'un objet à la fois beau et fonctionnel" explique-t-il. On l'aura compris, Frédéric Blatière aura joué le concours SEMA 2000 à la manière d'un défi lancé à lui même; valant aussi message pour sa profession.

— Midi Libre, édition de décembre 2000

Agrandir l'image

Frédéric Blatière, menuisier-ébéniste, vient de se voir décerner le Grand prix des métiers d'art pour sa réalisation d'un bureau musical à cylindre.

Ce concours départemental - en même temps que celui de la formation aux métiers d'art - est organisé par la Société d'encouragement aux métiers d'art créée afin de promouvoir l'excellence des savoir-faire des professionnels. Le Conseil général principal partenaire de cette manifestation a remis un chèque de 9 000 F au lauréat.

Le second prix a été attribué à Louis-Marie Planquettes, créateur de luminaire. Gérard Coquelin, artisan ferronier, lui, décroche le troisème prix.

— Midi Libre, édition du 4 novembre 2000